Première étape, une chapelle sur la dune. C'est un
spectacle étonnant, ancien lieu de culte d'une maison de
santé pour enfants, ex-lieu de détention aussi.
Abandonnée aux taggers. Rencontre avec des contre-taggers
voulant supprimer les offenses religieuses. Et moi sorti de l'atelier
avec mes carrés et mes cubes, cons truits,
élaborés au cours des derniers mois, nombreux jeux,
agencements avec toutes ces pièces. Est-ce que je peux ici
reproduire, poursuivre le travail comme dans l'atelier, lui trouver
une nouvelle justification, un nouveau regard? rapport avec le lieu,
la chapelle blanche, le ciel bleu, le silence,
quel ques tou ristes qui vien nent ou revien nent de la plage
à dis tance. Être sur des lieux de na ture, de cou leur,
mon
trer sans mon trer. Dans l'iso lement et dans l'es pace of ferts
met tre ces ob jets sur le sol. Repro duire les
acti vités de l'ate lier, pla cer, com parer, con fronter
mais avec une nou velle dimen sion du lieu, de l'es pace qui
en toure, de la cou leur envi ron nante. Voir autre ment les cho
ses fai tes, envi sager d'au tres possi bilités, d'autres sens
à ces déploie ments. Mesu rer la modes tie de la
chose faite aux dimen sions de la na ture,sa pro pre idée
à la réa lité, appro
cher la cou leur faite des cou leurs vraies, des cou leurs qui ont
sensi bilisé. Est-ce que tous ces mor ceaux peu
vent s'agen cer pour for mer un en semble, une réa
lisation? Est-ce que les ren contres doi vent seule ment rester fugi
tives
repartir vers d'autres idées, prendre de nouvelles formes?
Une rencontre doit-elle sceller les rapports entre ces objets?
Doit-il y avoir forcément une oeuvre? Peut-on jouer à
construire, déplacer, reconstruire indéfiniment le
même jeu? Sortir de l'atelier sans violence puis repartir sans
laisser de traces. Première étape, une chapelle sur la
dune. C'est un spectacle étonnant, ancien lieu de culte d'une
maison de santé pour enfants, ex-lieu de détention
aussi. Abandonnée aux taggers. Rencontre avec des
contre-taggers voulant supprimer les offenses religieuses. Et moi
sorti de l'atelier ...Christian Le Pendeven